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Trente visites et aucune offre : que faut-il comprendre ?

Trente visites, aucune offre : le réflexe est presque toujours le même.

« Le prix est trop élevé. »

Parfois, oui. Mais ce n’est pas la seule explication.

Avant de baisser le prix, il faut surtout comprendre à quel moment du parcours les acheteurs décrochent.

Beaucoup de visites, aucune offre : le problème est après le clic

Si les acheteurs prennent rendez-vous, c’est que l’annonce remplit déjà une partie de son rôle : le bien attire suffisamment pour provoquer une visite.

Le blocage intervient ensuite. Deux causes reviennent souvent.

La première est un écart entre l’annonce et la réalité : une nuisance, une pièce plus petite qu’attendu, l’absence d’un équipement important, un vis-à-vis mal perçu sur les photos. Le problème n’est alors pas d’attirer davantage, mais d’attirer des visiteurs mieux informés.

La seconde est un écart entre la valeur perçue après visite et le prix demandé. Certains acquéreurs intéressés n’osent pas formuler une offre lorsqu’ils pensent le prix non négociable.

Dans les deux cas, une baisse immédiate n’est pas forcément la première réponse — encore faut-il savoir ce qu’une baisse peut réellement produire.

Peu de visites : le problème est avant

Lorsque le téléphone ne sonne pas, il faut regarder l’entrée de l’entonnoir : tranche de prix, première photo, titre, texte, visibilité de l’annonce.

Un bien légèrement au-dessus d’un seuil de recherche peut par exemple disparaître des résultats de nombreux acquéreurs.

Cette phase dépend aussi de ce que l’agence investit dans la commercialisation, et donc de la forme du mandat.

La bonne question

Avant toute décision, il faut mesurer trois choses : combien de contacts, combien de visites, et pourquoi les visiteurs n’ont pas donné suite.

Sans ces trois informations, baisser le prix revient souvent à traiter un symptôme sans avoir posé le diagnostic. Et le prix de départ lui-même mérite un réexamen : les comparables sur lesquels il repose ne disent pas tout du marché.

Publié par Claire di Ruggiero, de CDR Immobilier, agence indépendante à Paris et Reims.