Blog

Baisser le prix : le vrai objectif n'est pas celui qu'on croit

Une baisse de prix n’a pas pour principal objectif de convaincre ceux qui ont déjà vu le bien. Elle intervient souvent après une série de visites restées sans offre.

Ces acheteurs ont déjà comparé, visité et arbitré.

Son véritable intérêt est souvent ailleurs : faire entrer le bien dans le radar d’un nouveau groupe d’acquéreurs.

Une baisse sert à changer de public

Les recherches immobilières fonctionnent largement avec des plafonds de budget : 250 000 €, 300 000 €, 350 000 €…

Un bien affiché juste au-dessus d’un de ces seuils peut être invisible pour tous ceux qui ont fixé leur recherche juste en dessous.

C’est pourquoi une baisse efficace n’est pas nécessairement une baisse importante. Elle doit surtout franchir un seuil utile.

Passer de 305 000 € à 301 000 € change peu la population qui voit l’annonce. Passer sous 300 000 € peut, lui, ouvrir un nouveau vivier d’acheteurs.

Pourquoi les petites baisses successives fonctionnent mal

Baisser de quelques milliers d’euros tous les mois envoie un autre signal : le prix continue de descendre.

L’acheteur peut alors avoir intérêt à attendre.

Une correction nette et argumentée est souvent plus lisible qu’une succession de micro-ajustements. Argumentée, c’est-à-dire adossée à des comparables dont on connaît les limites.

Mais avant de baisser, vérifier que le marché a réellement été testé

Un mandat commencé juste avant une période creuse, une annonce mal présentée ou une diffusion insuffisante peuvent donner l’impression qu’un prix ne fonctionne pas alors qu’il n’a jamais été correctement confronté au marché.

Avant de baisser, il faut donc vérifier ce qui a réellement été testé : durée utile de commercialisation, visibilité, nombre de visites et retours des acquéreurs.

Et garder à l’esprit qu’un prix affiché n’est pas une frontière : la négociation est redevenue la norme.

Publié par Claire di Ruggiero, de CDR Immobilier, agence indépendante à Paris et Reims.