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Prix de vente : où va réellement l'argent ?
Entre ce que l’acheteur débourse et ce que le vendeur reçoit, il peut y avoir plusieurs dizaines de milliers d’euros d’écart.
Comprendre cette différence permet d’éviter beaucoup de malentendus au moment de négocier.
Prenons un exemple simple : 250 000 € net vendeur.
Un même bien a plusieurs « prix »
Au net vendeur s’ajoutent d’abord les honoraires d’agence, dont le taux dépend du type de mandat signé. Dans l’exemple retenu, avec 15 000 € d’honoraires, le prix affiché atteint 265 000 €.
L’acquéreur doit ensuite ajouter les droits et frais d’acquisition. Son coût total approche alors 283 000 €.
Entre les 250 000 € reçus par le vendeur et les 283 000 € déboursés par l’acheteur, l’écart atteint donc environ 33 000 €.
Tout ne va pas au notaire
Une grande partie de ce que l’on appelle couramment les « frais de notaire » correspond en réalité à des droits et taxes reversés à l’État et aux collectivités. La rémunération propre du notaire n’en représente qu’une fraction.
Les honoraires d’agence comprennent eux aussi de la TVA : le montant facturé ne correspond donc pas intégralement à la rémunération nette de l’agence.
Le vendeur peut également avoir sa propre fiscalité
Lorsqu’il ne vend pas sa résidence principale, une éventuelle plus-value immobilière peut constituer un quatrième poste important.
Le point pratique à retenir
Pour l’acquéreur, une partie des frais d’acquisition doit généralement être couverte par son apport.
C’est pourquoi la qualité d’un financement compte autant que le prix proposé — c’est même devenu un levier de négociation à part entière.
Une offre n’est réellement solide que si l’acquéreur peut financer à la fois le bien… et tout ce qui vient autour.
Ce calcul se prépare dès la visite, en posant les questions qui engagent un budget : charges, travaux, taxe foncière.