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DPE 2026 : ce qui change pour vendre ou louer votre bien

Ce que tout propriétaire bailleur ou vendeur doit anticiper.

DPE 2026 – ce qui change pour vendre ou louer

La question n'est plus de savoir si, mais quand et comment

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) n'est plus un simple document administratif. Depuis la loi Climat et Résilience, il conditionne directement la capacité à louer, le niveau de loyer, et la valeur de vente d'un bien immobilier. Voici ce qui est en vigueur ou en cours d'entrée en vigueur.

Ce qui change pour les propriétaires bailleurs

  • Classe G : interdiction de location. Les logements classés G (consommation > 450 kWh/m²/an) ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025 lors d'une nouvelle mise en location ou d'un renouvellement de bail.
  • Classe F : loyers bloqués. Les biens F restent louables, mais leur loyer ne peut plus être augmenté — ni lors d'un renouvellement, ni en cours de bail. La rentabilité se dégrade mécaniquement avec l'inflation.
  • 2028 : les F rejoignent les G. À partir du 1er janvier 2028, les logements classés F seront à leur tour interdits à la location, selon le calendrier prévu par la loi.
  • 2034 : les E suivront. Le calendrier s'étend jusqu'en 2034 avec l'interdiction progressive des classes E.

Ce que cela signifie concrètement : un propriétaire d'un bien classé F ou G a aujourd'hui le choix entre engager des travaux de rénovation énergétique, vendre avant les prochaines échéances, ou subir une perte de valeur et de revenus. Attendre aggrave la situation.

Ce qui change pour les vendeurs

À la vente, les obligations sont différentes mais tout aussi significatives.

  • Audit énergétique obligatoire pour les biens classés E, F ou G mis en vente. Ce document, plus détaillé que le DPE, doit être fourni à l'acheteur dès la mise en vente. Il inclut des scénarios de travaux chiffrés.
  • Les acheteurs intègrent le coût des travaux dans leur offre. Un bien classé F ou G se négocie désormais avec une décote correspondant à l'estimation des travaux de rénovation, parfois 10 à 20 % du prix.
  • Le financement des acheteurs est impacté. Certaines banques conditionnent l'octroi du prêt à la réalisation des travaux, ou imposent une retenue de garantie.

Vendre un bien énergivore n'est pas impossible, mais cela exige une stratégie de prix et de présentation adaptée. Sous-estimer ces enjeux conduit à des négociations douloureuses ou à des ventes qui n'aboutissent pas.

Que faire maintenant ?

La réponse dépend du profil du bien, de l'horizon de détention et des objectifs du propriétaire. Mais quelques principes s'appliquent dans la grande majorité des cas :

  • Faire réaliser un DPE récent si celui en votre possession date d'avant juillet 2021 (les anciens DPE ne sont plus valables).
  • Évaluer le coût des travaux avant de décider entre vente et rénovation : isolation, ventilation, chauffage — les scénarios varient fortement selon le bâti.
  • Anticiper les seuils : agir avant 2028 donne plus de temps pour étaler les travaux, pour louer entre-temps, et pour valoriser le bien après rénovation.
  • Sécuriser juridiquement la transaction si vous vendez un bien classé E, F ou G : l'audit énergétique doit être remis à l'acquéreur dès la signature du compromis.

CDR Immobilier accompagne les propriétaires dans cette analyse : évaluation du bien, coordination avec les diagnostiqueurs, stratégie de vente ou de rénovation adaptée à chaque situation.